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Course à étapes VTT: un bien ou un mal pour un couple?

Ludo May — 19. novembre 2017 — EventRadar
EventRadar

Membre du BMC Ride Crew, le pilote d’Enduro Ludo May a participé à la Swiss Epic avec celle qui partage sa vie : Nancy Pellissier. Ils ont mis leur relation de couple à l’épreuve pendant six jours et tout au long de 280km, 7 500 mètres de dénivelé positif et 15 000m de dénivelé négatif.

Voici leur histoire racontée par Ludo :

S’engager en duo sur une course VTT de 6 jours au menu plutôt sportif est, en soi, un véritable challenge. Cela était d’autant plus vrai pour Nancy qui prenait part à sa première compétition de VTT. Malgré ce gros programme, nous n’avons pas vraiment hésité lorsque nous avons reçu une invitation pour participer à cette épreuve devenue déjà mythique depuis son lancement en 2014.

« Si tu n’as pas peur, tu ne vises pas assez haut »

Il faut dire que depuis le lancement de cette nouvelle course en terres valaisannes, Nancy a suivi avec envie les dernières éditions. Pour ma part, j’ai eu l’opportunité d’y participer en 2015. Après un check de nos agendas respectifs, nous avons décidé de nous lancer dans cette nouvelle aventure à deux. Habitués à rouler ensemble, le format en duo ne nous a pas effrayé; au contraire, c’était un challenge de plus. Nancy avait tout de même l’appréhension de savoir si elle allait tenir le choc de six jours de course. La question était également de savoir comment moi, compétiteur dans l’âme et habitué aux épreuves VTT en solo, j’allais réussir à adapter mon rythme et rouler aux allures de ma partenaire.

Pour cette quatrième édition, le parcours de la Swiss Epic s’est concentré sur le Haut-Valais, reliant Grächen à Zermatt en passant par Loèche-les-Bains. Nous avons opté pour la version Flow, un brin plus fun que la version classique. Ce format nous a permis de zapper quelques ascensions et de faire une à deux descentes supplémentaires par jour. Cette année encore, la Swiss Epic a su dénicher de nouveaux parcours de qualité et les meilleurs trails de la région. Pas étonnant donc que l’épreuve connaisse aujourd’hui un succès auprès des amateurs de VTT.

Notre but pour Nancy et moi était avant tout de se faire plaisir, d’arriver à Zermatt en une pièce et de ne pas divorcer !

Jour 1 – Prologue – Grächen-Grächen

18 km | 650m de dénivelé positif | 1 150m de dénivelé négatif

L’aventure débute du côté de Grächen, une jolie station familiale située sur le flanc de la vallée qui mène à Zermatt. Au programme, un parcours de 18km avec un départ au sommet des remontées mécaniques, à Hannigalp. Après une montée sèche sur les pistes de la station haut-valaisanne, de jolis et longs singeltracks nous ramènent au cœur du village de Grächen.

Cette mise en jambe se passe très bien, Nancy est en top forme physique. Le plus dur pour moi est d’évaluer sa lucidité à l’entrée des descentes. Bien souvent, lorsque l’on fait des sorties pour le plaisir, on s’arrête au sommet et on attaque ensuite les descentes l’esprit reposé. Ici, c’est différent, on est à bloc à la montée et le but n’est évidemment pas de goûter de trop prêt à la terre locale dès les premiers virages…

Pour ma part, en descente, il s’agit de rouler moins vite et ouvrir les trajectoires à Nancy. Je prends tout de même énormément de plaisir à rouler ici. Durant la saison, on voyage énormément pour les compétitions et là, ça fait du bien de se retrouver presque à la maison et participer à la course avec ma copine. On termine ce prologue à une respectable 3ème place dans la catégorie mixte.

 

Jour 2 – Etape 1 – Grächen-Loèche les Bains

72 km | 1 600m de dénivelé positif | 4 050 de dénivelé négatif

Après notre bon prologue de la veille, on se retrouve dans le premier bloc de départ pour la vraie première étape de cette Swiss Epic. Vu le menu du jour ; plus de 70km et 1 600m de dénivelé positif ; on décide de partir gentiment et de laisser les cadors prendre le large. Un mal pour un bien, puisque nous nous retrouvons rapidement seuls sur les chemins, ce qui facilite les trajectoires. La première descente est truffée de pierres glissantes, j’essaie donc d’anticiper un maximum et ralentir Nancy aux endroits tendus. Après une première portion de descente, je laisse passer Nancy devant et j’ai assez vite l’impression que lorsqu’elle roule à l’avant, elle a de la marge et qu’elle peut rouler plus vite, ou alors c’est le fait de rouler derrière elle qui me fait prendre conscience des dangers et du coup, je me fais quelques frayeurs ;).

Après cette longue première descente jusqu’à Stalden, on attaque une longue montée goudronnée jusqu’à Gspon, pour ensuite traverser jusqu’à Visperterminen et attaquer le singeltrail sur Viège, un vrai bijou. On se régale et on dépasse plusieurs équipes dans les descentes. Vu notre statut de catégorie Flow, de Viège à Unterbäch, on bénéficie d’un shuttle alors que les coureurs de l’Epic effectuent cette montée à la pédale (les pauvres !).

On poursuit la journée avec une nouvelle longue descente jusqu’à Raron. Encore une fois de beaux chemins qui nous filent la banane jusqu’au moment où il faut rejoindre Loèche par les berges du Rhône. Un plat de 15km qui ne réjouit pas vraiment Nancy. Elle se rend rapidement compte que le plat n’est pas sa tasse de thé... Je roule en tête, elle est dans la roue mais souffre tout de même. Elle me dit : « Un poil moins vite… Ralentis ! C’est encore long ? ». Heureusement pour notre couple que les tracés de la Swiss Epic ne comprennent pas non plus que du plat, sinon on sera foutus ;) ! De Loèche à Loèche les Bains, on monte à nouveau dans une navette. On prend ensuite à la télécabine, au sommet de laquelle, on attaque la descente finale jusqu’au village. Bien contents d’avoir effectué la plus longue étape de la semaine, c’est fatigués mais souriants que nous regagnons notre superbe hôtel pour les trois prochaines nuits.

Jour 3 – Etape 2 – Loèche les Bains - Loèche les Bains

52 km | 1 050m de dénivelé positif | 3 550m de dénivelé négatif

Pour ce troisième jour, on attaque par une courte montée histoire de chauffer les jambes et on enchaîne ensuite avec un premier sentier qui nous met le sourire d’entrée de jeu. Un superbe trail dans une terre meuble à souhait et avec un enchainement de belles épingles. Le seul hic à la Swiss Epic, ce sont les dépassements. Je vous laisse imaginer quand il faut dépasser, à deux, plusieurs équipes à la suite, cela résulte en un joli chaos et de « Pardon », « Sorry », « Achtung rechts ! ». Lors de cette journée, on a également eu la chance de faire le chemin de Vercorin à Niouc et traverser le fameux pont de l’araignée, exceptionnellement praticable pour la course. Le coup d’œil depuis ce point de 200m de long, 50cm de large et 190m de hauteur est imprenable !

Le mauvais temps et la boue sont au rendez-vous de cette fin de journée épique. Un terrain de jeu que Nancy affectionne moins mais je lui donne quelques conseils pour éviter les glissades et rallier en une pièce la station thermale. Une nouvelle belle journée qui se termine bien entendue par un petit massage Perskindol. Le truc bien à la Swiss Epic, c’est de bénéficier de massages quotidiens, histoire de retrouver nos jambes pour le lendemain !

 

Jour 4 – Etape 3 – Loèche les Bains - Loèche les Bains

30 km | 800m de dénivelé positif | 2 100m de dénivelé négatif

Pour cette quatrième journée sur le vélo, le soleil valaisan n’était vraiment pas au rendez-vous. Vu la météo, les organisateurs ont pris la très bonne décision la veille au soir de raccourcir cette étape afin que toutes les équipes regagnent l’arrivée avant le début d’après-midi. Des fortes pluies et une chute des températures étaient en effet annoncées pour la fin de journée. Cela tombait plutôt bien, puisque c’est la journée où la fatigue s’est faite le plus ressentir. Dès le réveil, les jambes étaient lourdes et l’envie de rester au fond du lit bien présente.

Sur le moment, la tension est palpable mais on en rit maintenant!

On grimpe tant bien que mal les quelques 800m de positif du début de journée. Après ça, on attaque une première descente, bien glissante et piégeuse. Je dois à nouveau raisonner Nancy qui prend un peu trop de risque au vu des conditions. Pour la petite anecdote, alors que Nancy me crie : « mais là ça passe pour moi ! », il y a quand même une équipe qui m’adresse un : « et ben là, quand c’est ta copine qui dit que ça passe, ça ne veut vraiment plus rien dire !». Sur le moment, la tension est palpable mais on en rit maintenant !

On rallie finalement l’arrivée de cette étape en demi-teinte qui restera clairement la moins bonne journée pour nous. Ce qui était bien avec cette journée écourtée, c’est qu’on a eu du temps pour du repos : une bonne sieste et bien entendu un bon petit massage : fin prêts pour les deux derniers jours.

 

Jour 5 – Etape 4 – Loèche les Bains - Zermatt

65 km | 1 300m de dénivelé positif | 3 250m de dénivelé négatif

Nous voilà déjà au cinquième jour de notre aventure. On commencerait presque à s’habituer à ce rythme vélo-massage-nourriture-dodo. Aujourd’hui, le beau temps a fait son retour mais le froid s’est clairement installé. L’objectif du jour est de rejoindre Zermatt.

Le parcours est à nouveau de toute beauté ; on enchaine les trails joueurs et les « Höhewege » flowy sur les hauts de Moosalp. Cette journée nous paraît bien plus tranquille que les autres. La fatigue de la veille avait comme laissé place à une nouvelle énergie en route vers le Cervin. Mais n’oublions pas de mentionner la nouvelle portion de plat de 15km qui ne manqua pas de rappeler le mot « souffrance » à Nancy… Je vous épargne les détails… ;)

On décide de passer cette journée avec une autre équipe, aussi en couple, qui roule au même rythme et avec qui nous avons sympathisé. La Swiss Epic c’est aussi ça : des rencontres et des échanges avec des personnes qui partagent la même passion.

Arrivés au pied du Cervin, on prend le funiculaire de Sunnegga pour avaler une dernière descente qui nous ramène au village. Une nouvelle belle journée qui se termine et demain c’est déjà le dernier jour de course !

 

Jour 6 – Etape 5 – Zermatt-Zermatt

36 km | 1 350m de dénivelé positif| 1 900m de dénivelé négatif

Un programme copieux nous attendait pour cette sixième et dernière journée de course : une belle « bosse » de 1 000m de dénivelé positif pour atteindre Schwarzsee à 2'500m d’altitude, une descente engagée jusqu’au village et une dernière portion de montées et de descentes du côté de Riffelalp, avant une toute dernière descente pour clore cette semaine en beauté. La première montée n’est pas des plus sexy, surtout que les jambes commencent à ressentir une fatigue accumulée, mais souffrir au pied du Cervin, c’est quand même mieux que n’importe où ailleurs.

Il ne fait pas des plus chauds ce matin, 2° au départ de Zermatt mais le soleil réchauffe quelque peu l’atmosphère. Au sommet de la descente, Nancy a du mal à se relâcher avec le froid. On assure le coup pour ne pas se blesser lors de cette dernière journée et on profite à nouveau des beaux sentiers. 

Finalement, on termine cette Swiss Epic par une belle descente et la traversée du village. C’est avec des sourires fatigués mais heureux que nous franchissons la ligne d’arrivée. L’objectif de se faire plaisir et de partager une belle aventure a été pleinement atteint, et celui de ne pas divorcer aussi ! ;)

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